Commémoration de tous les fidèles défunts

chrysanthemum-hortorum-540x405Sg.4, 7-15   2 Tm.2, 8-13   Jn.6, 51-58

La parole de Jésus nous invite donc à vivre unis à nos frères et sœurs défunts qui, s’étant nourris de sa chair et de son sang, demeurent en lui pour l’éternité. Avant de prier pour eux, nous prions avec eux ; nous les savons à nos côtés, dans notre marche vers le Royaume. Notre credo parle ici du mystère de la communion des saints, qui découle de la résurrection du Christ, puisque la grâce de Pâques fait de nous tous des vivants, que nous soyons encore en chemin ou parvenus au terme, que nous communions en plénitude à la gloire du Christ ou que nous ne soyons toujours pas pleinement délivrés des conséquences de notre péché.

La prière pour les morts s’inscrit donc dans une dynamique de vie : eux et nous remontons toujours vers notre Source, pour reprendre l’image de la méditation de samedi soir dernier. Dans toutes nos entreprises, cette dynamique devrait nous apporter un souffle rafraîchissant, un élan créateur : la foi en la résurrection nous rappelle que nous ne sommes jamais seuls, que ce que nos pères ont commencé, nous le poursuivons avec eux ; que les embûches et les épreuves que nous rencontrons, ils les ont connues et dépassées eux aussi, assurés maintenant de l’avenir. Notre espérance peut se nourrir de leur acte de foi achevé et réalisé.

Ce point pourrait retenir notre attention, ce matin. La communion des saints, telle que nous venons de l’évoquer, devrait nous donner un regard beaucoup plus large et profond sur notre actualité : nous ne travaillons pas pour nous, ni pour un avenir hypothétique, mais pour Dieu, pour sa gloire et pour qu’Il soit connu et aimé. Ce que nous accomplissons de plus modeste, comme de plus grand et grave prépare et hâte l’avènement du Règne de Dieu, en est déjà le signe. Et les déconvenues, car il y en a et il y en aura, les à-coups, les échecs même ne devraient plus nous jeter dans la désespérance ou l’angoisse, mais plutôt devraient prendre leur place dans le processus de genèse qu’est le grand Œuvre de Dieu, son salut. Aucune genèse ne suit un développement linéaire continu.

Que notre méditation de ce jour nous amène à retrouver un regard de foi et d’espérance sur toute situation, sur ceux avec qui nous vivons surtout, les vivants et les morts ; qu’elle nous aide à dépasser les bornes étroites de nos besoins, de nos préoccupations, de nos souffrances même, pour avancer, dans l’Esprit, avec le Christ, confiants et résolus, jusque dans le coeur du Père.

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