Le Père de La Morandais au Grand Journal

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Le Père de La Morandais était vendredi 25 avril, l’invité du Grand Journal de Canal + à l’occasion de la canonisation de Jean XXIII et Jean Paul II.

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2ème dimanche de Pâques 2014

rubens-saint-eustacheJean XX, 19-31

N’opposons pas trop vite la foi des Dix à celle de Thomas ! Eux, comme lui, avaient besoin de signes pour croire que Jésus, leur Maître, mort crucifié l’avant-veille du premier jour de la semaine, était aujourd’hui vivant. Ce soir-là, Jésus lui-même avait été au-devant de leur requête légitime : il leur avait montré ses mains et son côté. Mais cela aurait-il suffi à fonder leur foi sur une base solide ? Probablement pas ! Rappelons-nous Saint Jean : son acte de foi en Jésus ressuscité naît de son amour qui lui fait voir ce que les preuves et les signes sont impuissants à expliquer et à démontrer : il vit (le tombeau vide), et il crut (Jn 20, 8) ; peu de temps après, sur le lac de Galilée, le même Jean s’écrie : C’est le Seigneur (Jn 21, 7), quand, ayant obéi à l’inconnu qui, du rivage, leur avait suggéré de jeter le filet du côté droit de la barque (Jn 21, 6), ils prirent une quantité telle de poissons, qu’ils ne pouvaient plus ramener le filet (Jn 21, 6). D’ailleurs, Thomas lui-même ne va pas jusqu’au bout de son besoin de preuve : Mon Seigneur et mon Dieu (Jn 20, 28), confesse-t-il, sans exécuter aucun des gestes qu’il avait bien l’intention de poser avant d’adhérer au témoignage de ses frères.

C’est peut-être d’ailleurs dans son refus d’adhérer au témoignage des autres, que Thomas nous ressemble, pas dans son doute. Car c’est ce même témoignage, celui de l’Eglise, qui nous est donné à nous aussi, comme appui pour notre acte de foi, qui est une démarche personnelle, pas individuelle, communautaire, pas sectaire. Seulement, ce témoignage ne fait pas tout ; il souligne ce que notre amour seul peut voir, entendre, toucher de Jésus ressuscité. L’acte de foi des Apôtres n’a pas été plus facile que le nôtre aujourd’hui ; car la foi ne peut pas être la conséquence d’une évidence contraignante ; elle est de l’ordre de la confiance et de l’amour, une rencontre, non pas l’adhésion à une idée, sinon on ne connaît pas vraiment l’autre. Chercher des preuves, des justifications, des explications, c’est ouvrir la porte au doute destructeur. Ce qui ne veut pas dire que l’acte de foi est irrationnel ; il est connaissance et non savoir, don de soi et non possession.

Jésus nous laisse ici un autre enseignement : Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. Notre foi grandit, s’approfondit, d’être partagée, transmise. Rangée précautionneusement dans un recoin protégé de notre cœur, elle risque tout simplement de s’étioler, jusqu’à s’éteindre. L’appel de Jésus à ses disciples s’adresse donc à tous ; n’y répondent pas seulement ceux qui ont une vocation de missionnaires ou un ministère officiel d’évangélisation ; tout baptisé est témoin de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ ; tout baptisé, en tant que membre du Christ, est signe vivant de sa présence et l’exprime par la charité active qui l’unit et l’identifie à son Chef. Ce témoignage rendu à l’amour de Dieu ne relève pas d’un devoir imposé de l’extérieur, ni ne demande une compétence ou une culture particulières ; il est l’écoulement de l’amour de Dieu répandu en nos cœurs par l’Esprit Saint (Ro 5, 5) ; il ne demande pas un engagement spécial, ni une vocation spéciale ; il est le fruit de la béatitude : Bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru.

Père Alain de La Morandais

Le Père de La Morandais sur BFM Business

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Le Père de La Morandais était l’invité de David Dauba sur BFM BUSINESS.

Le 17 avril, Père Alain de La Morandais, auteur du livre « Lettre ouverte aux rebelles et fidèles de l’Église », a été l’invité de David Dauba, sur BFM Business. Chaque jour, David Dauba reçoit un grand témoin-industriel, décideur, politique, intellectuel- et l’invite à réagir aux problématiques du moment sur BFMBusiness

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Religion et économie

jesus-chasse-les-marchands-du-temple---leandro-bassanoLe Père de La Morandais vous recommande l’écoute de L’économie en questions de Dominique Rousset sur France Culture.

Samedi dernier, le thème du premier débat était : Quelle place dans l’économie pour les valeurs éthiques et spirituelles ? 

Avec : Sœur Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption, théologienne, Elise Huillery, professeur d’économie à Sciences Po, Olivier Pastré, professeur d’économie à Paris VIII et Xavier Timbeau, directeur du Département Analyse et Prévision OFCE.

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