Exposition Visages Picasso, Magritte, Warhol …

Le Père de La Morandais vous recommande l’exposition Visages, Picasso, Magritte, Warhol … du 21 février au 22 juin 2014 au Centre de la Vieille Charité, 2 rue de la Charité à Marseille. 

affiche_visages

Présentation :

Cette exposition est organisée par la Ville de Marseille /Centre de la Vieille Charité, Marseille et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais.

Quatre-vingts artistes, un ensemble de cent cinquante œuvres, peintures, sculptures, photographies et extraits de films sont réunis dans cette exposition qui a pour thème transversal la représentation de la figure humaine dans l’art moderne et contemporain.

Sujet éternel de la peinture, la représentation de la figure humaine a considérablement évolué depuis la Renaissance et emprunte des chemins nouveaux au début du XXe siècle. Elle se libère des codes picturaux des siècles précédents et dépasse les lois de l’apparence pour privilégier l’expression de la subjectivité et tenter de saisir et rendre compte du fonctionnement de la pensée humaine lié aux mutations contemporaines.

Avec les transformations de la société dues à la seconde révolution industrielle et au progrès de la technoscience, avec l’épanouissement de l’individualisme et l’atrocité des guerres et des génocides, le sujet apparaît souvent en décalage avec son environnement et par là-même, empreint d’une certaine étrangeté. Ces métamorphoses ne sont pas sans conséquences sur la représentation picturale de l’individu et de nouvelles questions se posent qui font émerger une nouvelle position de l’homme, étranger au monde qui l’entoure, tout autant qu’à lui-même.

Comment s’exprime son étrangeté ?
Comment s’articule son rapport à l’altérité, tout autant que la relation à sa propre image et dans le regard de l’autre ?

Nombre d’artistes, de Picasso à Warhol, ont exploré ces questions plus actuelles que jamais. Ils s’attachent à exprimer l’inquiétude, l’interrogation (Bacon, Artaud), le déplacement, la présence dans l’absence, le sujet face à un impossible, au bord de l’effacement (Giacometti) mais aussi, le rêve, le fantasme, la force du désir (Magritte, Ernst), les mystères de l’inconscient, la traversée du miroir.

Scènes urbaines, scènes de café, de cinéma, d’intérieur, portraits et autoportraits, figures fondues dans un paysage, visages dans la foule, révèlent un décalage, font énigme. Les figures torturées de Bacon, les traversées du miroir de Magritte, l’inexorable marche vers leur destin des personnages de Giacometti, les visages immobiles de Streuli, les portraits inexpressifs et absents de Katz, sont autant de réponses artistiques possibles aux interrogations contemporaines.

Au XXe siècle, les artistes s’intéressent au visage, par extension à la figure humaine, comme révélateur des mécanismes de la pensée confrontée aux contextes politiques, sociaux, et scientifiques du XXe siècle. Les liens d’intimité entre le visible et sa représentation, le rapport de complicité, d’identification entre le représenté et le représentant sont dissous. Ce n’est souvent que dans une relation d’étrangeté, d’absence, de vide, voire de stupeur que le sujet apparaît et s’instaure une nouvelle représentation du réel, qui révèle une profonde perturbation intérieure causée par les phénomènes extérieurs du monde.

On assiste à une dé-figuration par déplacement, et la figure subit toutes les métamorphoses, devient statue, mannequin, robot, matière, figurant de théâtre, homme sans visage, corps qui se réifie, représentation de l’attente, de la solitude, image glacée de magazine ou encore objet de désir. Ces thèmes récurrents dans l’art sont représentés de toutes les manières selon les mouvements qui se succèdent tout au long du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui, du registre formel le plus classique au plus libre grâce aux innovations plastiques des avant- gardes. Ils sont traités par évocation, suggestion, allusion, équivocité, métaphore ou crudité.

Le parcours de l’exposition élabore une traversée du regard qui part du macrocosme des visages mêlés dans la foule, dans l’espace extérieur de la société jusqu’aux visages pris dans l’intimité et enfin étudie le microcosme du fonctionnement mental de l’individu. Le découpage s’organise en trois séquences, en trois univers, trois sphères de la représentation de l’individu. 

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