Extrait du prochain livre de Père Alain de La Morandais sur l’Eglise des pauvres

Les évêques et les prêtres

Fonctionnaires, carrières et honneurs

« N’ayez pas le goût des grandeurs . Laissez-vous attirer par ce qui est simple. » Rom. XII, 5-16) (titres, décorations, protocole : crise d’identité ou d’ingratitude ; analyser la fonction symbolique des signes extérieurs, qui aident à recouvrer une identité ou qui s’autodétruisent par leurs caractère dérisoire ou mensonger) : problèmes de la gratitude, de la reconnaissance ; vanité. (cf. texte sur l’ambition dans « homélies »).

Le carriérisme au Séminaire Pontifical Français de Rome :  de la dernière année du pontificat de Pie XII jusqu’au Concile, l’esprit de « faire carrière » n’existait pour ainsi dire pas  dans la tête de mes confrères séminaristes, ce qui n’empêcha pas nombre d’entre eux d’avoir eu de hautes responsabilités dans l’Eglise de France, tels Jean Balland , futur cardinal – archevêque de Lyon, Louis-Marie Billé, son successeur au même poste, Jacques David, évêque de La Rochelle puis successeur courageux de Jacques Gaillot à Evreux, ce dernier, mal remis d’une guerre d’Algérie vécue dans un silence trompeur, Jean-Louis Tauran, qui devint cardinal de Curie à la Secrétairerie d’Etat, sur lequel tous les témoignages abondent en faveur de sa  compétence, de sa discrétion efficace ; en revanche, mon troisième confrère parisien , débarqua en affichant, à la surprise de tous ceux qui avaient été gagnés par l’esprit « Eglise des pauvres », son désir épiscopal et, devenu adepte de la cour parisienne depuis 1981, devint le fort bon évêque de Versailles.

voeuxpapecurieLe carriérisme n’exclut jamais la possibilité d’agir de l’Esprit et même la conversion. En outre, il a un avantage considérable pour les Seigneurs qui dirigent : les carriéristes sont manipulables et surtout très contrôlables. Comme des préfets. Question : est-ce que les évêques peuvent se contenter de devenir des « préfets en violet », selon la formule que l’on prête à Napoléon .Dans un autre style, le meilleur ami de Jean-Louis Tauran, au Séminaire,  me montrait en douce des photos de lui-même, posant dans la tenue violette convoitée, ce qu’il n’obtint pas à la suite d’épreuves qui le conduisirent jusqu’au cercueil, à Paris, pour lequel son ami le cardinal de Curie fit spécialement, alors lui-même malade, le déplacement.

Cette réflexion autour de l’Eglise des pauvres sera l’objet du prochain livre du Père Alain de La Morandais.

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