Livre « Thérèse, Vivre d’amour » à sortir le 6 juin

Visuel Thérèse

Grégory Turpin a préparé un ouvrage biographique sur Sainte Thérèse dont il a récemment chanté les poèmes au côté de Natasha St-Pier.

Thérèse de Lisieux est née en 1873, elle est morte à l’âge de 24 ans. Elle nous a laissé des messages d’amour et de sagesse d’une rare maturité. La simplicité et la pureté de ses écrits ont traversé les générations, sa poésie est toujours dans l’air du temps et résonne de vérité dans nos cœurs.

Vivre d’amour, c’est donner sans mesure,                                    Vivre d’amour, c’est bannir toute crainte,

Sans réclamer de salaire ici-bas ;                                                Tout souvenir des fautes du passé

Ah ! Sans compter je donne, étant bien sûre                                  

De mes péchés je ne vois nulle empreinte,

Que lorsqu’on aime on ne calcule pas.                                    En un instant l’amour a tout brûlé

Au Cœur divin, débordant de tendresse,                                    Flamme divine, ô très douce fournaise,

J’ai tout donné ! Légèrement je cours…                                    En ton foyer je fixe mon séjour ;

Je n’ai plus rien que ma seule richesse :                                    C’est dans tes feux que je chante à mon aise :

Vivre d’amour !                                                                        Je vis d’amour !

Dans cet ouvrage, les plus beaux poèmes de Thérèse de Lisieux émaillent le récit de sa vie, issu de ses Mémoires, Histoire d’une âme.

Un destin extraordinaire

Née dans une fratrie de neuf enfants, Thérèse perd sa mère à l’âge de quatre ans. Elle choisit alors sa sœur

Pauline comme seconde maman. Mais l’entrée au Carmel de cette dernière, suivie de celle de ses sœurs, la plonge dans une profonde affliction. Fragilisée par ces abandons successifs, elle tombe gravement malade. Thérèse décide pourtant, elle aussi, d’entrer au Carmel. Mais elle n’a que quatorze ans alors que l’âge minimum requis est de dix-sept ans. Son père l’accompagne à Rome où elle plaidera sa cause devant le pape Léon XIII pour obtenir une dérogation. Elle disparaîtra 10 ans plus tard.

Considérée par Pie XI comme l’« étoile de son pontificat », Thérèse est béatifiée en 1923, puis canonisée dès 1925.

Religieuse cloîtrée, elle est paradoxalement déclarée sainte patronne des missions et, avec Jeanne d’Arc, qui fut canonisée en 1920, proclamée « patronne secondaire de la France ». Enfin, elle est proclamée docteur de l’Église par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort.

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La Trinité ou de la réciprocité

UnknownQu’est-ce que la Trinité ? Une relation trielle parfaite dans laquelle le Père aime le Fils, lequel aime le Père, et l’Esprit aime le Père et le Fils. Trois personnes amoureuses dans une parfaite réciprocité ! A contempler un tel mystère, il y a de quoi hésiter entre le vertige de  l’incompréhensible… ou le découragement. Car, ce qui est déroutant, pour les uns, c’est l’expérience même de la réciprocité, et pour d’autres, la perfection de la réciprocité.

L’expérience de la réciprocité dans le champ de l’amour est celle d’aimer et de se savoir aimé. Beaucoup d’entre nous font l’expérience de donner d’eux-mêmes sans rien recevoir en retour. Ce n’est pas très gratifiant et ne favorise pas toujours l’épanouissement. Ceux-là sont parfois tentés d’être envieux de la vie amoureuse des Personnes divines.

« – Moi, j’essaie de me donner et d’aimer du mieux que je peux, sans guère recevoir la monnaie de ma pièce, et si Dieu nous aime sans qu’on le Lui rende guère, Il a au moins l’avantage considérable dans sa perfection divine amoureuse d’aimer ET d’être aimé ! »

Les frustrés de l’amour humain, loin d’être jaloux du privilège divin, devraient-ils trouver une suffisante consolation à savoir qu’ils sont aimés de Dieu ? La belle affaire que de se savoir aimé de Dieu lorsque l’indifférence des hommes vous rejette dans une solitude tragique ! Tant il est vrai que pour croire à l’amour de Dieu, nous avons besoin qu’Il s’incarne, qu’Il prenne chair dans un sourire, un regard, un accueil, un geste unique où nous sommes reconnus pour nous-mêmes. Ventre affamé n’a pas d’oreilles : un coeur solitaire et glacé risque peu de se réjouir de la contemplation de l’Amour trinitaire tant qu’il n’a pas rencontré sur sa route un peu de fraternité.

Si les frustrés de l’amour humain sont envieux de Dieu, a fortiori sont-ils tentés de l’être encore plus des bénis de l’amour humain, de ceux-là et de celles qui aiment et sont aimés.

Faut-il voir chez ces derniers une race protégée dans les serres chaudes de la béate réciprocité ? Lorsque nous goûtons la joie d’aimer et d’être aimés, nous mesurons mal la grâce qui nous

est faite par la Source même de tout amour. Une certaine forme de bonheur satisfait risque de rendre bien ingrat vis-à-vis de Dieu, en ce sens que nous avons toujours tendance à penser que le bonheur d’aimer et d’être aimé est dû à notre seul et éminent mérite.

 Ingrats et indifférents à la solitude des mal-aimés : tel est aussi un des risques du trop de confort de la réciprocité repliée sur sa jouissive béatitude. Si elle nous recroqueville sur nos petites réussites relationnelles familiales ou amicales, la jouissance de la réciprocité amoureuse devient un risque d’asphyxie, d’intoxication affective et d’aveuglement sur sa cage dorée. Les petites  amours humaines autosatisfaites sont comme des jardins japonais miniatures : un seul coup de patte du chat et tout est dévasté ! Si la troisième personne de la Trinité est représentée par des symboles tels que le vent, le souffle, l’ardeur, le feu, ce n’est pas pour rien : cela signifie clairement que dans toute forme d’amour où la réciprocité assure le dynamisme et l’échange dans la relation, c’est l’ouverture à la dimension trielle qui évitera l’autosatisfaction et l’étouffement.

 Enfin, s’il nous arrive de ne pas oublier la mise en garde rugueuse de l’Évangile selon laquelle il n’y a guère de mérite à aimer ceux qui nous aiment, il est non moins clair que plus nous avons la chance d’aimer ET d’être aimé, plus il nous est demandé en retour de mieux accueillir les mal-aimés, les blessés de l’amour et de la vie.

« J’ai encore une chose à dire, une seule, la dernière de toutes ; je puis lui dire : je vous aime. Dix mille mots précèdent celui-là ; mais aucun autre ne vient après dans aucune langue, et quand on l’a dit une fois à une personne, il n’y a plus qu’une ressource, c’est de le lui répéter à jamais. L’amour est l’acte suprême de l’âme et le chef-d’oeuvre de l’homme. Son intelligence y est, puisqu’il faut connaître pour aimer ; sa volonté, puisqu’il faut consentir ; sa liberté, puisqu’il faut faire un choix ; ses passions, puisqu’il faut désirer, espérer, craindre, avoir de la tristesse et de la joie ; sa vertu, puisqu’il faut persévérer, quelquefois mourir et se dévouer toujours » (Lacordaire).

« Ce qu’il advint du sauvage blanc » de François Garde

9782070136629Résumé

Au XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d’Australie par son équipage qui a pris la fuite. Dix-sept ans après, il est retrouvé nu, tatoué, habile à la chasse et à la pêche et ayant totalement perdu l’usage du français. Octave de Vallombrun le recueille à Sydney pour sa rééducation. Prix Goncourt du premier roman 2012, prix Jean Giono 2012.

Quatrième de couverture

Ce qu’il advint du sauvage blanc

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d’Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l’a recueilli. Il a perdu l’usage de la langue française et oublié son nom.

Que s’est-il passé pendant ces dix-sept années ? C’est l’énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l’homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu’on surnomme désormais le « sauvage blanc ».

Inspiré d’une histoire vraie, Ce qu’il advint du sauvage blanc est le premier roman de François Garde.

Dans l´OEil du Minotaure de Roland Dumas

9782749129976_1_75Dans l´OEil du Minotaure, celui qui a été le chef de la diplomatie de François Mitterrand pendant presque dix ans, passe en revue les personnages majeurs auxquels il a été confronté et qui l´ont « façonné », chacun avec ses armes.Des artistes comme André Masson ou Pablo Picasso, qui l´ont initié au labyrinthe du Minotaure où s´affrontent la violence et le sexe ; des écrivains, tels Georges Bataille, Jean Genet ou Pierre Guyotat qui lui ont appris que l´homme doit tutoyer les Dieux et ne pas craindre de se confronter au Malin ; des Mazarin, à l´instar de François Mitterrand, à qui il doit sa fulgurante carrière dans l´arène politique ; des pirates de la politique, tel Jean-Marie Le Pen, prêts à tous les coups de Trafalgar ; des dictateurs, nommés Mouammar Kadhafi ou Hafez El-Assad, qui prouvent que le diplomate se pare aussi des dépouilles de Thésée pour affronter le monstre jusque dans son antre ; des femmes et des sirènes qui, dans le dédale d´une vie dont on ne perçoit pas toujours la logique, dévident un fil d´Ariane qui permet toujours de trouver la sortie.Ce fil qui tisse toute une vie s´appelle « passion ».

Pentecôte :  » Baptisés dans l’eau et dans l’Esprit  »

images« Baptisés dans l’eau et dans l’Esprit » : qu’est-ce que cela veut dire ? Sommes nous dans la langue de bois ou parlons nous un langage de vie ?

Dans les premiers temps de l’Eglise, il y avait dans les édifices religieux des piscines baptismales : chaque baptisé descendait les degrés et s’immergeait dans les eaux. Ce faisant, il rappelait qu’il acceptait librement de suivre le Christ par le passage dans le tombeau, qu’il passait avec Lui par sa mort. Il s’immergeait dans les eaux de la mort : la mort, c’est la ténèbre, la stérilité, le recroquevillement, le repliement suicidaire sur soi-même, le déni d’avenir et d’amour.Descendre dans les marais de la mort pour s’y engloutir, c’est ce que nous voyons s’accomplir autour de nous par tous les morts-vivants : ils se délectent morbidement de leurs propres asphyxies.

La grande loi spirituelle, biologique et psychologique de chacune et chacun d’entre nous nous appelle à mourir à quelque chose : ce bébé meurt peu à peu à son état de nourrisson; ces enfants se préparent, sans le savoir, progressivement, à mourir à l’enfance; les adolescents meurent à leur adolescence; les jeunes adultes meurent à leur jeunesse et les matures meurent à leur maturité … Ainsi jusqu’au dernier pas, jusqu’au souffle ultime.

Mais précisément ce souffle dernier, sur quoi s’ouvre-t-il ? Sur la béance du néant ou sur la renaissance ?

Mourir pour mourir, cela nous parait absurde, cruel, un non-sens …

Si nous acceptons, bon gré mal gré,  – non sans crispations et sans souffrances ! – de mourir à l’état de nourrisson pour devenir enfant, de mourir à celui de l’enfance pour passer dans l’ adolescence, de mourir à celui de l’adolescence pour devenir jeune adulte, c’est bien parce que mourir-à-quelque chose n’est acceptable qu’à la manière d’un passage pour renaître.

S’immerger, mourir à quelque chose, pour émerger ? Oui.

Passer par une « mort » pour naître à nouveau, recréé, transformé ? Oui.

On renâcle souvent à passer d’une étape à l’autre : dans ce sens là, il y a de prétendus adultes qui ne sont encore jamais morts à leur adolescence ! Se décrisper, s’abandonner, pour passer d’un état à l’autre, c’est un don spirituel, un don de l’Esprit : la puissance qui nous arrache aux eaux de la mort est celle de l’Esprit !

Il y a deux grâces conjointes dans le Baptême : celle de l’immersion, qui nous fait consentir à mourir à quelque chose de morbide en nous, et celle de l’émergence qui est le cri, l’appel de l’Esprit à un autre devenir, à une renaissance.Cette émergence n’est possible qu’avec le souffle, l’ardeur, le feu d’une passion qui nous hisse toujours au-dessus de nos médiocrités et de nos tiédeurs.

Cette passion amoureuse est celle du Désir de Dieu pour l’Homme, parce que l’Homme manque à Dieu et que l’Homme fait l’expérience du manque de Dieu.

Il y a bien des choses éprouvantes dans la vie qui souvent excèdent nos forces, nos seules petites forces humaines : la fidélité, le pardon, la patience, la persévérance, un certain courage …et pourtant, à notre propre étonnement, il nous arrive de nous surpendre nous à mêmes à devenir fidèles, patients, courageux …Nous devinons alors que c’est toute la meilleure part de nous mêmes qui s’est révélée comme éveillée par un Souffle inconnu, invisible mais réel.Nos pères dans la foi nous ont appris le nom de cette Présence mystérieuse qui nous fait devenir pleinement nous mêmes et même plus que nous mêmes : nous étions soulevés par un état de grâce : signe de la Présence de l’Esprit en nous !

La jeunesse vue par Luc Ferry 6/6 : «L’immense majorité des jeunes ont envie d’être utiles dans la cité»

«C’est, finalement, le privilège de la jeunesse de penser qu’elle peut changer le monde, de croire qu’il est possible d’avoir un destin plus grand que soi. (…) L’engagement doit donc être au cœur de ce qu’une société peut offrir à une génération.»

C’est ce qu’affirmait François Hollande dans ces vœux à la jeunesse, au début de l’année 2013. Pour Luc Ferry, l’engagement des jeunes a certes changé depuis mai 68 mais il demeure présent. «L’immense majorité des jeunes ont envie d’être utiles dans la cité», explique celui qui a imaginé le service civique au sein du Conseil d’analyse de la société. Un service civique que François Hollande a promis de faire monter en puissance. 100 000 jeunes par an d’ici à 2017, soit 15% d’une classe d’âge, devraient en bénéficier. Voici le dernier épisode de notre série de rencontres avec le philosophe et ancien ministre de l’Education.

Par Claire Estagnasié & Simon Buisson