Le fils

imagesExtrait du livre « A la rencontre de Jesus -Christ »

En effet, le 25 janvier 1959, lors d’une cérémonie pontificale à Saint-Paul-hors-les-murs, à laquelle je participe avec quelques confrères, nous avons soudain la surprise d’entendre le pape Jean XXIII annoncer aux cardinaux la convocation prochaine d’un Concile oecuménique  ( lequel  se  réunira de 1962  à 1965) ! Un concile ! Devant certains confrères effarés, qui ne rêvent, à travers les réformes internes du Séminaire, que de réformer l’ Eglise entière, je leur avoue naïvement mon interrogation :

–                                    – Un concile ? Mais pour quoi faire ?

–               La correction des abus dans l’ Eglise ou de ses dysfonctionnements, croyais-je alors, ne se fait pas par la résistance ni l’ affrontement  mais  par  la  coopération. Qu’ est-ce  que  venait  faire l’ Esprit Saint dans cette histoire ? Et qui, surtout, était cet Esprit mystérieux, dont on semblait se servir comme d’une prothèse ? Mise à part sa place éminente au centre des « gloires » baroques, l’étude théologique de l’ Esprit, avocat, défenseur, n’était guère au menu. Les protestants le revendiquaient beaucoup, ainsi que les orthodoxes, mais il n’était guère un « sujet » chez les catholiques. Est-ce que ce Concile si soudainement annoncé allait changer la mise ? En réalité, j’évitais ce genre de questions car ce qui me préoccupait c’était l’approche du service militaire et de la guerre d’ Algérie, où j’ai fui un paternalisme dévoyé et découvert une forme vigoureuse de fraternité des armes et de la solidarité.

–                      Après les vingt huit mois de service militaire, décoré de la Valeur militaire (la Croix de guerre de cette guerre « sans nom » !), mon retour à Rome fut rude, non pas tant pour retrouver un style de discipline archaïque et des études universitaires abstraites, mais parce qu’après avoir eu des responsabilités au niveau d’un département et essuyé nombre de périls, – sans qu’on ne nous pose jamais une seule question sur ce que nous avions vécu en Algérie ! -, la sainte Règle nous replongeait dans un univers quasi infantile … mais heureusement ébranlé  par le Concile qui ouvrait toutes les fenêtres. Pour faire de la place dans le Séminaire aux Père conciliaires, certains étudiants étaient regroupés deux par chambre, tandis que les corridors, les parloirs et le cloître bruissaient d’allers et venues , de colloques chuchotés et de rumeurs. La plupart des Excellences de France étaient nos hôtes et surtout nous avions droit aux conférences des plus prestigieux experts : Karl  Rahner,  De  Lubac,  Congar,  Chenu  etc …  ou  à  des  témoins prophétiques comme Dom Helder Camara, le Père Voillaume, re-fondateur des Petits Frères de Charles de Foucauld, dans l’esprit de « l’ Eglise des pauvres ». Le  jeune Mgr Etchegaray  tenait le Secrétariat et faisait parfois appel à nos menus services. Nous palpitions avec un peu d’excitation. Le bouleversement de la Règle, les grandes questions universelles sur l’ Eglise et le monde, faisaient vivre à nos côtés des témoins et des frères nouveaux, bousculant un peu les hiérarchies et les conventions. Cette sensibilité au tiers-monde, acquise en Algérie, je la retrouvais chez certains évêques français ou  latino – américains : elle dénotait par rapport à la pompe des cérémonies romaines. Elle me semblait prophétique d’une nouvelle Eglise, meilleure témoin de la pauvreté et de l’humilité du Jésus de Nazareth et de son détachement de

–       toute forme de pouvoir politique. Le souffle de l’ Esprit passait-il par là ? Mon approche du Fils, jusqu’ içi plutôt abstraite, moralisante et dogmatique prenait corps dans une sensibilité plus culturelle, historique et géographique. Le traité du « De Verbo incarnato » ne me rappelait qu’une suite d’analyses d’hérésies au sujet du Verbe incarné à travers l’ Histoire, sur lesquelles je devais ne pas me faire coller aux examens; quant aux études scripturaires, elles étaient timides et succinctes : pas de quoi donner envie d’apprendre mieux l’hébreu et de se plonger dans l’exégèse. Il n’y avait qu’une obsession : le dogmatiquement correct ! Pas de questions et aucun esprit critique. C’était cohérent avec l’obéissance inflexible à la Règle. Rome formait de bons petits soldats, et, avec le recul, il n’y a pas à s’en plaindre.

–                    Moi qui, avant cette épreuve algérienne, m’étais sottement demandé à quoi pourrait bien servir le Concile annoncé, revenu sensibilisé par la crise morale de l’ Armée, par  la lâcheté du peuple français ravi de se débarrasser de la guerre d’Algérie et de ses suites – surtout le drame des harkis ! – sur le dos du général de Gaulle, par  la situation misérable du Tiers-Monde, par  la justesse d’une rébellion contre un pouvoir incapable d’avoir accompli les réformes indispensables à temps et surtout indigné toujours par le silence immense de ceux qui se refusent à réformer à temps ce qui doit l’être, j’ai vécu mes trois dernières années romaines dans le Souffle d’un Concile que je croyais prophétique : décentraliser le pouvoir romain autocrate, faire confiance aux Conférences épiscopales locales, rappeler l’exigence de la pauvreté évangélique en donnant la préférence partout à l’ accueil des pauvres, mettre en oeuvre une  co-responsabilité avec les laïcs, mettre enfin la femme à sa juste place dans l’ Eglise, ne pas laisser au seul Pontife romain le « domaine réservé » des sujets éthiques cruciaux comme la régulation des naissances.

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Le Fils

 imagesExtrait du livre « A la rencontre de Jesus -Christ »

« Personne ne vient à moi si mon Père ne l’attire. »

          Ma conversion au Fils s’est passée d’une étrange manière, progressive, toute en nuances mais non sans troubles nouveaux.

                Durant cette première année romaine, consacrée par l’ Université Grégorienne à la philo et, au Séminaire,  à la découverte de l’oraison, je n’avais guère l’esprit communautaire pas plus que celui de l’obéissance aveugle. Mes petits camarades de Philo – les vouvoyer était obligatoire selon la sainte Règle ! – ne m’intéressaient guère et j’étais plus attiré par des échappées vers le Forum romantique, les églises-musées ou la musique, jusqu’à ce qu’un jeune lévite, de deux années supérieures à la mienne – il était en première année de Théologie – attira mon attention; il était en face de moi, à la Chapelle, au rendez-vous silencieux des aurores, à  5 heures trente, où je m’échinais à découvrir les charmes austères de l’oraison; sa figure était mince, légèrement inclinée et sa brosse blonde ; sa douce concentration me fascinait : ses yeux demeuraient obstinément fermés à toute distraction et lorsque les vingt cinq minutes d’exercice silencieux s’achevaient, en un bref éclair, il me regardait et disparaissait dans les ténèbres soulevées par l’aube. J’admirais sa piété et l’enviais. Nous nous croisions dans les couloirs de l’ Université et il me saluait d’un sourire prudent, direct et suave. Au bout d’un certain temps, je découvris qu’il m’était moins pénible de me réveiller si tôt pour le temps d’oraison communautaire, car s’il ne me regardait jamais en arrivant, l’éclair final sauvait ma journée entière de l’ennui. Un beau matin, au retour des cours universitaires, nous fîmes chemin ensemble et l’apprivoisement se noua peu à peu durant tout le dernier trimestre et si bien même qu’il m’invita chez lui pour les vacances d’été.

De quoi nous entretenions nous ? Oh ! D’abord de l’oraison qu’il semblait pratiquer avec tant d’aisance, de la piété, du silence, de la Règle rigide du Séminaire. Mais surtout sa dévotion, alors que je m’abîmais toujours dans le Père, était très centrée sur le Fils, un Christ « historique », tel que la méthode ignacienne nous invitait à imaginer, si bien que je finis, à son exemple et à son inspiration, par  Le  mettre au centre  de  ma  méditation matinale … mais, comme sa figure christique était un peu doloriste – j’ai su pourquoi plus tard ! – cela a déteint sur moi , non pas que j’ai jamais aimé souffrir, mais parce que, sans le savoir encore, je sortais de nos brefs entretiens avec un trouble émotionnel qui me laissait ravi et douloureux. Il aimait à parler du sacrifice, du renoncement, du détachement et, outre la poussée vers un Christ crucifié, je recevais des encouragements tenaces à devenir d’une fidélité irréprochable à la sainte Règle. Je me souviens d’avoir attaché dans ma cellule une grande affiche de la crucifixion d’ Isenheim où le supplicié était présenté à l’extrême de toutes les souffrances du monde.

              Nous ne demandions jamais aucune autorisation de visite entre nous, nos seules rencontres étant communautaires. Il était doux et rigide :  cela me rassurait. Contre quoi ? L’aridité, la sévérité et même l’intégrisme de certains confrères. J’obéissais, à lui, à la Règle sacralisée, à l’ Université, au bachotage des examens, au latin. Une lecture de Térèse d’ Avila, conseillant à ses soeurs d’éviter « certaines amitiés », me mit quelque peu en alerte : pourquoi cette sensibilité vibrante quand je le rencontrais ? Ces émois, ces pensées lancinantes qui le plongeaient souvent dans mon imaginaire ? En faisant l’introspection du peu de ma vie sentimentale passée, je n’y vis rien de commun avec mes flirts de bals mondains où ma libido n’était guère passive, ou bien  avec mon amourette fixée sur Marie-Thérèse que je guettais tous les soirs du haut de mon balcon. J’avais découvert un ami, rien de moins et rien de plus, et pour m’orienter je me mis à la lecture de tous ces saints ou bons apôtres qui avaient rédigé sur l’amitié : Epicure, Augustin, Cicéron, Pascal, François de Sales, Lacordaire, Charles de Foucauld. Je notais, recopiais des citations, développais selon ma propre pensée. Comment ces lignes de Lacordaire ne m’auraient elles pas fait tressaillir, en évoquant mon ami comme s’il l’avait connu ?

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UnknownConférence caritative à l’ambassade du Congo à Paris : «Enseignement primaire gratuit : un droit pour tous, une responsabilité pour nous »

Sous le haut patronage d’Henri Lopes, ambassadeur de la République du Congo en France, le nouveau bureau du Fonds de dotation Sœur-Marguerite a organisé une conférence publique sur les fondements de l’école primaire et la stratégie pour maintenir la gratuité

Le 11 décembre, dans les locaux de l’ambassade du Congo en France, le père Alain de la Morandais, président en exercice du Fonds Sœur-Marguerite, a organisé une conférence sur l’accès à la scolarisation primaire universelle. Cette rencontre a permis d’évoquer le travail remarquable accompli « pour des jeunes, moins jeunes, ceux et celles pour qui l’École spéciale effectue un travail remarquable », a souligné Henri Lopes dans son mot d’accueil. L’alphabétisation doit être garantie pour tous, y compris les enfants âgés de 15 ans et plus afin qu’ils retrouvent les bancs scolaires : c’est l’école de la seconde chance.

Dans son mot d’introduction, le président du fonds, très touché par la qualité de l’accueil, s’est appuyé sur « la mémoire active du travail réalisé au Congo par sœur Marguerite ». Il s’est dit déterminé à assurer la continuité de l’École spéciale. L’objectif est de garantir un enseignement fondamental permettant aux exclus de l’éducation primaire une réintégration dans le processus scolaire pour tous où la gratuité est maintenue grâce à la gestion d’un comité d’entraide.

Le développement progressif de l’École spéciale est jalonné de rencontres avec des gens passionnés et disponibles, de tous horizons, qui ensemble ont réfléchi et ont donné corps à ce projet. Un échange régulier qui s’apparente « aux mutations du printemps, car rien jamais n’est écrit. À chaque étape, tout est à découvrir, rien n’est prévu » comme l’a dit sœur Marguerite. « Certes, l’oralité est belle mais, à notre époque, lire et écrire, c’est primordial. »

Entre autres initiatives, et afin de récolter des fonds, une eau de parfum portant le nom de Djoué a été créée par la styliste franco-congolaise Motse Akanati. Un pourcentage sur les ventes sera reversé au Fonds de dotation Sœur-Marguerite. « Djoué est une initiation au voyage, un courant de fraîcheur et de puissance qui éveille les émotions et les sens », a expliqué la créatrice.

Un cadeau plein de senteurs à la veille des fêtes de fin d’année en vue de soutenir l’école primaire pour tous.

Marie-Alfred Ngoma

Photo : Henri Lopes, ambassadeur du Congo en France, accueillant le père Alain de la Morandais, président en exercice du Fonds de dotation Sœur-Marguerite.

La Joie : « Gaudete »

images« Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez … » «  Je vous reverrai et votre coeur se réjouira, et cette joie que vous aurez, nul ne pourra vous la ravir …Demandez et vous recevrez, si bien que votre joie sera complète. » Ces paroles du Christ ne nous invitent pas à la tristesse, ni à la morosité. En vérité, depuis sa Résurrection, tous les chrétiens sont les héritiers de sa Joie.

L’ Evangile commence par une immense allégresse : ce sont des annonces, des promesses, des miracles, des appels, un émerveillement continu. Tout le monde est bouleversé, parce que chacun reçoit au delà de ce qui est possible. Elizabeth, la stérile, enfante; Zacharie, l’incrédule, prophétise; la Vierge devient mère …les riches donnent … les pauvres reçoivent …les savants s’inclinent devant un enfant mystérieux …et le vieux Siméon ne craint plus de mourir.

Ce qu’il nous faut réapprendre, c’est que Dieu n’est pas comme nous le pensions, qu’Il est infiniment meilleur, beaucoup plus tendre, encore plus éblouissant que nous ne l’avions jamais imaginé. Qu’avons nous fait de l’invitation à la Joie ?

Le vrai drame de notre tristesse, c’est que nous n’attendons rien de Dieu. Nous avons besoin de redécouvrir que Dieu est capable de combler nos plus grandes exigences d’aimer. Notre âme est naturellement vaste, créée pour le plus grand Désir, mais nous préférons tronquer, amputer notre coeur de ce Souffle d’infini qui lui a été originellement donné  et qui voudrait encore sans cesse le porter au-delà de lui-même. Notre âme est vaste, son exigence est immense : il ne lui faut pas moins que Dieu pour la combler. Notre plus grande erreur est de croire qu’il ne nous manque qu’une chose, juste une petite chose, pour être dans la joie : un peu plus d’argent, un avancement, un peu de chance, que cette maladie soit guérie, que cette attente soit finie, ce mauvais moment passé …Mais alors nous ne serons jamais touchés par la Joie, car il y aura toujours une autre attente, une autre envie.

Serions nous devenus inconsciemment des professionnels du malheur ? Cultivons nous je ne sais quel dolorisme qui nous donne toujours l’air accablé de ceux qui portent la détresse du monde entier ?Au fond, ne sommes nous pas suspects d’aimer une certaine tristesse ? Dans la tristesse, nous nous recherchons, nous nous retrouvons …Nous avons tous et toutes de bons motifs d’être tristes pour notre propre compte, des raisons qui nous permettent de nous apitoyer sur l’autre …Dans ce sens là, il y a toujours foule de chrétiens très à l’aise dans les enterrements. Alors que la Joie, elle, précisément, nous oblige à sortir de nous-mêmes et à nous mettre en état de partage avec l’autre. C’est beaucoup plus difficile de nous accorder à la joie d’un autre, de partager la joie d’un autre, parce que cela suppose un désintéressement, une délicatesse de coeur, un détachement de soi qui, généralement, nous dépasse. A cause de notre propre pesanteur.

Notre nature nous pousse tout naturellement à être possessifs, et c’est pourquoi le plaisir nous attire davantage. La Joie pousse au partage, à la dépossession, à la communication, à la communion : elle ouvre un espace si vaste que nous balançons entre l’attirance et la peur. Le plaisir peut se satisfaire de la solitude, du narcissisme, du repli. Pour l’honneur du plaisir, il faut rappeler qu’il n’est qu’un moyen et qu’avec lui seul on prend le risque de la dépendance – argent, tabac, alcools, sexe, pouvoir – voire de l’asservissement, tandis que la Joie est signe de liberté. Sans sobriété ni ascèse le plaisir se dégrade. La Joie, elle, n’est jamais au bout des assouvissements.

Avec le plaisir nous pouvons être assouvis, devenir pesants.

Avec la Joie, nous fuirons la tiédeur, pour peu que l’ Esprit souffle et nous ravisse.

 

Le petit Nicolas en latin

9782915732450« Glaucops est ! »* aurait pu s »exclamer le petit Nicolas s »il avait parlé latin. Peu probable certes, mais n »oublions pas qu »un de ses créateurs n »est autre que le papa d »Astérix, le génial Goscinny. Quelle bonne idée que d »avoir traduit huit de ses aventures en latin, pari difficile mais tenu par deux brillantes latinistes qui ont réussi à en conserver toute la drôlerie. En bonus, un lexique et un quiz. Une façon récréative de réviser ses déclinaisons, loin de tout pensum. Pour tous, « dès 12 ans ». * « C »est chouette ! »

Solidarité : Sœur Marguerite évoque « le miracle de l’amitié » pour une école primaire pour tous

Mardi 11 décembre se tiendra la conférence pour l’enseignement primaire gratuit, sous le patronage de l’ambassadeur du Congo en France, Henri Lopes. En ligne de mire, la lutte contre l’analphabétisme à laquelle Sœur Marguerite Tiberghien a consacré sa vie. À 86 ans, cette fille de la Charité, installée à Paris, continue d’œuvrer pour l’école spéciale au Congo. Elle se confie, dans nos colonnes, sur les moyens de sortir de l’orphelinat mental

Converser avec Sœur Marguerite est un exercice de longue écoute passionnante de celle qui a été décorée de la Légion d’honneur en France, et de l’ordre du Mérite congolais au Congo. Elle est intarissable sur les souvenirs de son séjour au Congo de 1972 à 2004 en tant qu’enseignante. S’entretenir avec elle, c’est évoquer l’éternel retour sur son séjour de 30 ans marqué par l’ouverture de l’école spéciale « ouverte à une cinquantaine de mamans aux prises avec de nombreux obstacles face à l’accès à la lecture et à l’écriture ». Une école gratuite offrant aux exclus du système scolaire, l’entrée à l’enseignement primaire. Car, citant la pensée de Montesquieu, « les forces seraient égales si l’éducation l’était aussi ».

Une égalité naturelle qui fonde le refus de Sœur Marguerite de voir un enfant de 15 ans être exclu du système scolaire. « C’est inacceptable ! », martèle-t-elle. Son plaidoyer en faveur des enfants exclus demeure intégral. Elle rappelle, à chaque fois, les fondamentaux requis à tout adolescent afin qu’il perçoive, sente, imagine, crée ; en un mot, qu’il découvre le monde. Pour ces enfants, Sœur Marguerite a conçu des besoins éducatifs particuliers à travers l’école spéciale, aujourd’hui comptant un effectif de 2 000 élèves dont des handicapés. Soutenir ce dispositif d’accompagnement d’instruction gratuit destiné à ceux qui ne savent ni lire ni écrire, a un coût. De ce point de vue, le Fonds de dotation Sœur Marguerite a été lancé courant 2011. « C’est le miracle de l’amitié », confie-t-elle.

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