A propos de l’affaire Trierweller : Vie privée-vie publique

 » Qui vole un oeuf vole un boeuf », dit le proverbe populaire, mais personne ne dit : « L’élu qui trompe sa femme trompe son électeur »  Nul ne se demande si son boulanger a une maîtresse ou s’il a des fréquentations chaudes dans certains bar de la ville la plus proche …et pourtant, pour peu qu’une « affaire » surgisse dans un village ou une campagne, de ces histoires sordides où se mêlent le sang et le sexe, l’enlèvement, la disparition ou le viol, alors les rumeurs rampent, les soupçons battent la chamade derrière les rideaux : le même homme, dont les escapades et les conquêtes faisaient sourire, se voit marqué d’une suspicion où selon une logique retrouvée, on fait tout naturellement le lien entre sa vie privée et sa vie publique. A fortiori s’il s’agit d’un élu de la Nation !
Une chose est de prêter l’oreille, surtout dans le « microcosme » où il faut avoir l’air initié, à des rumeurs sur les moeurs de tel ou tel élu, et autre chose serait de prêter main forte à une opération publique de dénonciation ayant trait à la vie privée des hommes politiques. Dans la tradition française, grâce aux silences des medias, cela « ne se fait pas ». Personnage public par la politique, vous pouvez être épinglé sur des manoeuvres ou des dérives supposées à propos de l’argent, mais pas sur le sexe, à moins qu’il n’y ait « crime » (viol, pédophilie, prostitution). Vous pouvez sortir quais ostensiblement avec une, deux ou trois maîtresses à Paris – pas dans votre circonscription ! -, avoir quelque « mignon », fréquenter des établissements singuliers, personne ne vous demandera publiquement raison de votre moralité privée. Et chacun de se réjouir qu’il en soit ainsi.
En fait, la distinction n’est pas entre « privé » et « public » puisque, lorsque les finances sont concernées, les questions portent naturellement sur le patrimoine et la propriété personnelle des biens : dans la trilogie Pouvoir-Sexe-Argent, seul le sexe échappe à l’inquisition des medias. En France, du moins, puisque chacun sait que la tradition anglo-saxonne procède différemment, notamment par les effets pervers de la « presse de caniveau ». Y-a-t-il une spécificité française à refuser les interférences entre la vie privée sexuelle et la vie publique ? Pourquoi en va-t-il autrement dans la tradition anglo-saxonne ?
La réponse courante concernant nos petits camarades anglais et américains consiste en général à évoquer le puritanisme et son hypocrisie qui doit trouver des espaces publics de défoulement par procuration ! Cette séparation des frontières par l’exposition publique, lors de campagnes électorales ou même pour soigner leur « look », bien des hommes politiques n’hésitent pas à l’opérer en exhibant dans les magazines des images de bonheur conjugal idéal et de vie familiale harmonieuse et exemplaire, ce qui démontre bien que, lorsque cela arrange la « pub », la séparation entre vue privée et vie publique n’existe plus.
La réponse au sujet des anglo-saxcons est probablement d’un autre ordre. Le directeur de cabinet d’un Président ayant d’importantes responsabilités au niveau européen m’avait dit, un jour : « Qui vole un oeuf vole un boeuf ? Bien sûr. Le problème c’est qu’en France, il n’y a pas de « boeuf » ! » Entendons par là que pour les Américains et les Anglais, leur référence est si grande pour la démocratie, qu’ils ne supportent pas que l’on ternisse l(image du « boeuf » et qu’ils devient ultra-sensibles à tout ce qui touche à la morale publique, vie sexuelle comprise, de leurs personnalités politiques. Aux USA, la morale prime sur le religieux et se fait même volontiers inquisitoriale jusqu’à inspecter la vie privée des élus pour les livrer à l’accusation publique. La religion est acceptée, peu importe la forme, du moment que c’est moral.

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2 réflexions au sujet de « A propos de l’affaire Trierweller : Vie privée-vie publique »

  1. Cher Père Alain,
    C’est en tapant le nom de ValerieTrierweller que je suis tombée sur votre billet. Je suis une citoyenne ordinaire qui n’est encartée à aucun parti, ni église, c’est essentiel, à préciser. Je suis pour autant croyante et pratiquante. Je suis française et pour autant, comme les américains et les anglais, j’ambitionne de vivre en démocratie et j’ai du mal à la voir bafouée.
    Ce que nous avons de commun, c’est ici, qu’en notre qualité de citoyens de la République, nous nous posons, semble t’il, les mêmes questions, par exemple : “L’élu qui trompe sa femme trompe t’il son électeur” voilà une question qui revient une nouvelle fois encore, sur le tapis.
    En observant le système politique et le fonctionnement des appareils politiques, j’en suis, rapidement venue à l’idée que, de part les pouvoirs que nous donnions à nos élus et de part les responsabilités occupées dans le cadre du service public, nous devrions être plus vigilant sur le profil psychologique de personnes assurant des responsabilités et s’exprimant en notre nom.
    Car, si un employeur privé est à même de licencier un employé assez rapidement, en notre qualité d’employeur, pour Nous (citoyens, résidents de la République) la tache s’avérait ardue voire impossible.
    Ne vaudrait-il pas mieux PREVENIR !? Que d’avoir à guérir, si tenté que cela soit possible ??
    Ainsi, ais je imaginée une entité que je me suis amusais à appeler Ministère de l’Intérieur, en résumé ce collège….disons simplement, ce cercle, dont il faudrait décider de la composition en amont (disons que sa composition partirai de la base utilisée dans l’émission de la chaine parlementaire « Déshabillons-les »).
    Métaphoriquement, cette officine ressemblerait à une sorte de studio de photo, à une salle d’examen dont les scans et les IRM seraient fait de chair et non de circuits intègres.
    D’un point de vue métaphysique, il y a tout lieu de souhaiter « Que la pleine lumière soit ! »
    Ainsi si, il se trouvait qu’il ai en lisse, des petits démons, ayant un malin plaisir à se faire passer pour des anges, sous le feu des projeteurs, de la pleine lumière et de la chaleur , le vernis craquera ! Nous rendant à même de voir l’ombre qu’ils cachent dans le fort intérieur et à défaut, et bien, nous ne verrons que leur douceur. Il ne faut pas avoir peur de la Lumière !
    Il vaut mieux savoir, car à vouloir, ne rien voir, on est dangereux pour soi même et on le devient, pour les autres.
    S’appuyant sur les exemples concrets du cas Royale et de celui de DSK….on peut dire que ces deux là ont causés des dégâts ! Si, On est TOUS RESPONSABLES ! Ceux qui ne parlent pas et ceux qui restent dans le déni, sont nos ennemis !
    La Chartre de ce Ministère un peu particulier, qui définie le cadre éthique, tout comme le cahier des charges, doivent apporter toutes les garanties de respect des personnes prétendantes et la confidentialité des données, quand bien même il s’agit là de traiter d’un objet d’utilité publique.
    L’intérêt pour Nous (résidents de la république, où le rose à pris avec le temps, des reflets bleus) est d’optimiser les chances et inversement, de diminuer au max. les risques d’avoir à faire à des personnes fragiles ou carrément en dehors de la normalitude..
    Je pense tout comme vous que dans la mesure où l’on est demandeur, lorsqu’ on souhaite et prétend accéder à de hautes responsabilités on est parfaitement à même de comprendre la problématique de son employeur. On se prête volontiers à ses demandes lorsqu’ on postule à un poste de commandement. Par ailleurs, lorsqu’on ne redoute pas de se mettre en avant, on accepte facilement que les projecteurs soient braqués, un moment, sur vous et voyez le crédit que cela apporterait à la profession de foi ! En résumé, je ne vois que des avantages à la création d’une telle entité.
    Enfin, je rappelle que lorsqu’on est l’employeur, donc le payeur on a toute légitimité à poser ses conditions. Si, il est noble de vouloir servir la communauté et son pays, en notre qualité d’employeur nous devons pouvoir nous assurer que nous avons bien à faire : 1/ à des serviteurs 2/ qu’ils sont bien aptes à officier.
    Pour vous convaincre de l’utilité d’une entité comme le Ministère de l’Intérieur, je vais avoir recours à l’actualité, prendre appui sur les deux affaires, qui ont mis en évidence, l’imperfection et la dangerosité des partis politiques et le fait que certains handicaps ne se voient pas, de prime abord.
    Il ya eu l’affaire DSK. Le Parti Socialiste nous a si bien venté les mérites de leur champion prétendant, aux plus hautes fonctions, dont, le tout Paris connaissait la fragilité, on peut même dire, le handicap car une addiction à ce degré, constitue un réel handicap, que le peuple de gauche était prêt à voter pour lui.
    L’affaire a créé une polémiqué à l’échelle mondiale et on s’est tous marrés devant cette tragédie, j’ai moi-même cédée à la moquerie ! Je suis moi aussi, par moment un mouton qui suit le mouvement, sans quoi, je suis trop en décalage et je me retrouve en marge…..
    Et finalement, on est surtout passé à coté d’un problème bien réel généré, par le système et les appareils qu’ils soient de gauche et de droite, lesquels choisissent seuls et sans être à meme de nous garantir la normalité de nous présenter, leurs candidats.
    Et voilà, qu’un autre cas royal, se présente, lequel de même, suscite polémiques, plaisanteries, railleries. Ca crée de l’audience, ça fait vendre du papier, ça alimente un système, friand de divertissements et un public drogué à la « connerie » comme aux sucreries.
    Pour autant, à un moment il faut laisser de coté les divertissements et se recentrer sur ce qui apparait etre des signes inquiétants de dysfonctionnements, de dérapages de l’appareil, il faut voir là des avertissements ! Des signaux qui nous sont envoyés ! N’est t’il pas mon père ?
    Concernant, le maire de la Rochelle, Falorni, il a ici le beau rôle, puisqu’il est doublement victime, a la fois, d’un parti et d’une femme déloyale. La direction parisienne la trahie, afin de parachuter Mme Royale , les règles démocratiques internes ont été bafoué. F. Hollande a trahie sa parole de ne pas intervenir dans les Législatives, pour la seule personne envers qui , ça ne pouvez que soulever une polémique, son eX…. A t’il cherchait les coups ?! ou bien, n’a-t-il pas été en situation de mesurer les contre coups ? Ceux qui n’étaient pas là, sont de fait, incapables de comprendre ce qui s’est passé, c’est là l’unique certitude pour nous, citoyens lambda.
    Si F. Hollande a tout misé sur le thème de la normalité, c’est en rapport avec le comportement du précédent président et à l’affaire DSK.
    Alors, Attention Monsieur le Président ! car, votre protégée et ex-épouse vient ici, elle aussi de dépasser les limites de la normalitude ( normalitude étant l’attitude la plus rependue, sur un panel de sujets étudié ).
    Madame Royale a été touché là où sa lui fait mal ! mais ce n’est pas à l’endroit où elle nous l’indique.
    Quand Mme Ségolène Royale fait le choix d’entrainer dans sa chute, le « gentil » Falorni, on n’est plus dans la normalitude ! et, cette façon de présenter, en guise d’excuses, un refrain autre que ce qui se révèle en réalité, pour peu qu’on examine, en connaisseur, ses actes et son attitude.
    Mme Royale, lors de sa conférence de presse, dit en vérité « Si, c’est perdu pour moi , le candidat de la gauche modérée doit perdre aussi. « et ça, ce n’est pas tout à fait dans la normalitude !
    Cette réaction peut exister ! Mais elle est plutôt marginale, une expérience suisse a montré qu’en pareil cas, les sujets ayant participés, à l’étude en question, réalisée par des psy et des neurobiologistes, la majorité des sujets va laisser l’autre concurrent, gagner, sans chercher à le pénaliser, rares sont les sujets qui ont choisi d’entrainer dans leur chute, celui qui pouvait gagner. Ce qui nous indique que Mme Royale est quelque peu perturbée …hors elle a de hautes prétentions, c’est embêtant. Si au sommet de la pyramide le chef n’est pas un être parfaitement équilibré….l’ensemble va s’en ressentir…
    Présidente du Conseil General des Charente, elle veut plus….Plus d’argent ? Non, elle en a, c’est pas ce qui lui manque ! Madame Royale aime le pouvoir plus que Tout , c’est effectivement l’effet que produit l’énergie du pouvoir, elle est additive et il en faut toujours plus, plus, plus ! De surcroit, sa qualité de femme de plus de 50ans fait que son autorité naturelle, s’est transformée en autoritarisme. C’est hormonal ! Les femmes sortent les griffent là où les hommes se radoucissent.
    Pourrait t’on aller jusqu’à dire que Mme Ségolène Royale aime le pouvoir plus que Tous ?
    On peut le penser ! Puisque Mme Royale raconte des histoires aux rochelais, aux français et à ses fans ! Car, si on ne peut pas voter pour Elle et si on ne peut pas voter pour Falorni, pour qui faut-il alors, voter ?
    Ce n’est pas l’acte lui-même de Valerie Trierweller qui la gène mais ses conséquences pour sur sa carrière politique, on connait tous Segolene, on sait tous que si, elle n’était pas concernée, elle aurait loué la liberté de parole et le courage de Valérie, comme l’a fait du reste, Najat Belkacem , son ex porte parole aux présidentielles de 2007 , avant d’être porte parole de François, en 2012 ! Qui prévoyait de se présenter aux législatives, avant de renoncer préférant accéder aux fonctions de ministre….
    Ces aspects, seront typiquement et automatiquement pris en considération par le Ministère de l’Intérieur, qui aura donc les moyens de nous prévenir, mais pas de nous prémunir de ces risques, à Nous, de refuser les candidats qui ne conviendraient pas , les prétendants ne manquent pas !
    Cher Père Alain, j’espère que l’esprit de cette idée, vous plaira, elle est faite dans l’optique utopiste ; d’apporter des propositions susceptibles de nous faire réfléchir sur les moyens de limiter les dégâts causées par l’actuelle Constitution et en attendant, de nous libérer totalement de ce qui semble bien n’etre qu’un simulacre de démocratie. Quand à savoir si “L’élu qui trompe sa femme trompe son électeur” j’ai bien peur que la réponse soit au final, « OUI ».
    Respectueuses Salutations.
    Pat Braun, idéaliste et utopiste, et accesoirement, fondatrice du Panthéon Universel de la Paix

  2. « L’élu qui trompe sa femme trompe t’il son électeur » je suis allergique au mot « tromper » dans le quel j’entends un jugement morale interdisant d’aimer là ou ça aime et obligeant à aimer là où les institutions la religion la culture nous disent d’aimer : habituellement une seule personne au sein d’une relation exclusive légitimée par mariage ou PACS….aimons petit ou trompons ! donc oui un élu qui aime en grand trompe ses électeurss.

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