Roméo et Juliette au théâtre de l’Odéon

Malgré sa couleur « peint en rose », le spectacle ne trahit pas l’auteur et nous livre quelques réflexions au-delà du côté mélodrame : la mort des deux jeunes gens n’est pas due, en dépit du contexte historique de la haine entre deux clans, à la  fameuse querelle des Montaigu et Capulet, mais à leur précipitation folle – bénie par l’Eglise au bénéfice de la réconciliation des familles ennemies ? – qu’il convient d’interpréter comme l’accomplissement d’une aspiration clairement exprimée par Romeo, lors d’un entretien avec le Frère Laurent. Comme l’avait écrit René Girard (1990), « l’authentique vérité de la pièce est dans cette ruée volontaire vers la destruction et la mort…. Shakespeare tourne ouvertement en ridicule les deux héros, en faisant bien voir que rien ne les sépare et que personne ne les pousse vers la mort.C’est en vain que Frère Laurent met Romeo en garde contre sa propre folie : «  Ces délices violentes ne peuvent finir que violemment. » Un éclair avant la mort…

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