Mercredi 5 octobre à 20h au collège des Bernardins

P. ANTOINE DE ROMANET

Administrateur de la cité de Dieu

Après huit ans à la tête de la paroisse française de Washington, le P. Antoine de Romanet est le nouveau curé de N.-D. d’Auteuil (16e). Cet ancien élève de Sciences-Po, immergé dans les questions de société depuis longtemps, est aussi nommé au Collège des Bernardins. Où il animera la conférence du 5 octobre avec M. Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers.

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P. Antoine de Romanet, nouveau curé de N.-D. d’Auteuil. Photo D.R.

On sent dans son regard la fatigue du décalage horaire, pourtant le P. Antoine de Romanet a le sourire et le verbe faciles. Pendant huit ans, le curé de St-Louis de France, la paroisse française de Washington, a enchaîné les aller-retour pour « être un pont entre les deux rives de l’Atlantique ». À N.-D. d’Auteuil (16e), il continuera à tisser des liens entre les catholiques de divers horizons, dans cette grande paroisse qui accueille notamment des communautés philippine et portugaise.

« J’ai un peu appris ce qu’être étranger signifie », souligne-t-il, après avoir passé près de dix-sept ans de sa vie loin de ses racines. D’abord au Caire comme attaché à l’ambassade de France, puis à Bruxelles et à Rome pour des études de philosophie et de théologie, enfin à Washington, où il a partagé le quotidien des expatriés de la capitale. « Quelles que soient les facilités matérielles apparentes, conserver ses repères et son équilibre, dans cette existence en perpétuel mouvement, est un défi personnel et familial, insiste-t-il, se souvenant de nombreuses familles reçues dans son presbytère, parfois au bord de l’éclatement. La foi vient alors soutenir les fondations d’une manière décisive. »

Pour celui qui se définit avant toute chose comme un « disciple du Christ », l’engagement sur des questions de société peut changer le monde… quand on l’enracine dans le Seigneur. Plutôt que de se situer dans une logique de choc des civilisations ou de générations, il privilégie la découverte de l’autre. « Pour s’aimer, il faut d’abord se connaître », explique l’ex-étudiant de la section service public de Sciences-Po. Que ce soit avec les laissés-pour-compte du système social américain ou dans un groupe de réflexion de représentants des institutions financières internationales, il veut rester « en lien avec les réalités de la société ». Son engagement dans la cité, il compte le poursuivre dans sa nouvelle « maison », et au Collège des Bernardins, où il est également nommé. • Sophie Lebrun

Cet article est extrait de l’hebdomadaire Paris Notre-Dame du 15 juillet 2010.
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