La communion des saints

Homélie de la Fête de la Toussaint

1er Novembre 2011

Crypte de l’Eglise Notre-Dame d’Auteuil à 21h30

C’est aujourd’hui la fête, la fête immense et glorieuse de tous les saints, les petits, les humbles, les obscurs, les tâcherons, les besogneux, ceux dont les noms ne seront jamais gravés en lettres d’or sur les frontons des temples, ceux dont vous savez le nom sur les lèvres, dont le visage vous est familier dans la mémoire, ceux qui sont la Chair vivante de cette grande Communion, qui est le signe visible, historique et charnel de l’ Incarnation perpétuée. Convoquons ces amis, ces témoins ! Que leur prière intercède pour notre faiblesse. Que leur exemple réveille notre paresse. Quand notre lâcheté nous accuse, nous qui ne sommes ni pauvres, ni persécutés, puissent-ils être nos défenseurs !

La communion des saints

La communion des saints désigne à la fois la communauté de vie de tous les membres du Corps mystique avec leur tête et entre eux. Communauté de vie avec la tête, c’est à dire avec le Christ et communauté de vie des membres entre eux. Lire la suite

Publicités

« Ils disent et ils ne font pas … »

Homélie du dimanche 30 octobre 2011

Crypte de l’Eglise Notre-Dame d’Auteuil

à 21h30

(Mt.XXIII, 1-12)

Comment, en méditant la critique du Fils sur les scribes et les pharisiens, lorsqu’Il nous dit : « Ils disent et ils ne font pas », comment savoir si nous faisons partie de ceux qui « disent et ne font pas », ou bien de ceux qui « qui ne disent pas et ne font pas », ou bien de ceux qui « ne disent pas et font » … ou bien encore de ceux qui « disent et font » ? « C’est l’Esprit Saint Lui-même qui affirme que nous sommes enfants de Dieu ». L’Esprit saint éclaire notre conscience et chasse la peu de notre cœur, si nous nous reconnaissons non pas dans ceux « qui disent et ne font pas », ni dans ceux « qui ne disent pas et ne font pas », mais soit dans ceux « qui ne disent pas et font », soit dans ceux « qui disent et font ». Lire la suite

Le 1er novembre à 12h05 sur Fréquence protestante

Le Père Alain de La Morandais est l’invité du Pasteur Jaques FISCHER, sur l’antenne de Fréquence protestante sur le thème de la Toussaint, avec le Pasteur Joly, Luthérien.
Jacques FISCHER, né en 1937, a parcouru des routes diverses, de l’Ecole du Louvre, sa première tentation  archéologique, à l’apprentissage du piano – pendant 23 ans- qui faillit devenir sa profession. Après une licence de musicologie à la Sorbonne, une spécialisation en langues sémitiques, en hiéroglyphes et en sumérien, il engage des études de théologie qui feront de lui, en 1960, un pasteur de l’Eglise évangélique luthérienne, dans laquelle il fut élevé et à laquelle il reste fidèlement attaché spirituellement. Après un ministère paroissial en banlieue est-parisienne, il prend en mains la direction de la Mission intérieure luthérienne, dont la vocation est de rencontrer la société de son temps, ce qui le conduit à se passionner pour la communication. Il sera ainsi l’un des trois fondateurs le Fréquence protestante, où il ouvrira entre autres,l’Antenne est à vous avec Yves Ehrmann. Il demeure un pilier de la radio avec la Tribune d’actualitéVerse et controverse, les Midi-magazines,  l’actualité théâtrale, l’exégèse biblique…

Conte de l’ermite breton

Le sermon guérisseur

                 Pour la fête de l’ Assomption le 15 août, Pinot allait toujours à la Messe à la Trappe Notre-Dame des Neiges, à quelques kilomètres de son village où il avait été longtemps berger puis garde-champêtre. Une rude vie que celle de ce Pinot, un peu « simplet » du bourg. Sa carrière de berger s’était achevée dramatiquement : il était à l’estive, l’été, là haut sur le Mont Lozère, pas très loin du pré vert où la chèvre de Monsieur Seguin avait connu un sort funeste, lorsqu’une nuit, trop claire, où il s’était assoupi, un loup avait attaqué son troupeau. Il avait tout juste eu le temps de bondir pour arracher de la gueule du prédateur un petite brebis déjà ensanglantée mais qu’il avait si bien pansée, choyée et dorlotée qu’elle avait guéri et ne le quittait plus d’une semelle. Cependant comme la frayeur du choc l’avait rendu sourd, il fut recasé comme garde-champêtre, avec toutes estampilles de l’administration locale. Il battait le tambour avant de beugler l’ « avis à la population » du Maire, qu’il avait appris par coeur, tout en feignant de lire un grand papier aux allures de parchemin déroulé. Tout le monde connaissait la supercherie mais Pinot était comme « lou ravi » de la crèche. Le dimanche, il servait la Messe au curé du lieu, ce qui le renforçait dans une dignité singulière. Lire la suite