« Habemus Papam » : suite

Dans ma dernière brève chronique sur ce film, je soulignais qu’il posait au moins deux questions, l’une sur la foi et l’autre sur le pouvoir. Au sujet de ce dernier, il faudrait sans doute rappeler la grille de lecture que proposait Max Weber, un des grands inspirateurs de la sociologie et de la science politique : le premier pouvoir, « traditionnel » est justifié par la vertu qu’on prête à sa conformité aux coutumes dont l’ancienneté accrédite l’autorité; le second est le pouvoir charismatique, dont l’autorité et fondée sur la grâce personnelle extraordinaire d’un individu – souverain plébiscité, chef de guerre, grand démagogue, chef d’un parti politique; le troisième s’impose en vertu de la légalité, c’est à dire de la croyance à la validité d’un statut et à une compétence fondée sur des règles établies rationnellement : c’est le pouvoir qu’exerce le serviteur de l’Etat moderne.
Question : de quel pouvoir ou desquels relèverait celui d’un Pape ? Et surtout : que serait ce pouvoir confié et accepté sans la foi ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s